Mobile

La téléphonie mobile a très rapidement supplanté le fixe en Afrique, faute d’infrastructures suffisantes. Le continent devrait atteindre plus de 1,2 milliard d’abonnés mobiles à l’horizon 2021. À l’instar des technologies 2G et 3G, la 4G/LTE se développe à un rythme soutenu. Si l’horizon de la 5G, vecteur de la transition vers le très haut débit mobile, est encore lointain à l’échelle du continent, quelques pays ont toutefois déjà affiché leurs ambitions et réalisé des tests.

Une utilisation du téléphone mobile en plein boom

Confronté à un déficit d’infrastructures fixes, le continent africain a rapidement délaissé la téléphonie fixe pour se tourner vers le mobile. Le milliard d’abonnés mobiles a été atteint en 2015, un volume qui témoigne de l’engouement massif des Africains pour la téléphonie mobile, même si l’équipement effectif est en réalité moindre (fort taux de multi-équipement et parcs de terminaux inactifs encore significatifs dans certains pays). Le potentiel reste d’autant plus important : le continent devrait atteindre plus de 1,2 milliard d’abonnés à l’horizon 2021, une progression supérieure à celle enregistrée dans d’autres régions du monde. Cette progression moyenne masque cependant de fortes disparités nationales en termes de taille de marché et de taux de pénétration des abonnés. Les marchés dominants sont le Nigeria et l’Afrique du Sud.

Une transition vers le haut débit mobile en cours

Avec l’amélioration de la couverture des réseaux 3G et 4G, de plus en plus d’Africains ont accès à des débits élevés. Si la 3G reste la principale technologie d’accès mobile, le LTE et ses améliorations progressent rapidement. Fin 2017, il y avait plus de 150 réseaux LTE actifs dans environ 50 pays et une cinquantaine de réseaux LTE-Advanced dans une vingtaine de pays. Cette progression est stimulée principalement par l’arrivée de terminaux low-cost dédiés au continent et devenus accessibles à la population, et par les stratégies d’offres des opérateurs. Les réflexions autour de la 5G, gourmande en fréquences, ont débuté à l’échelle régionale alors que le dividende numérique n’a pas permis partout de libérer les fréquences nécessaires à la 4G ou à la future 5G.
Si le calendrier de la 5G en Afrique demeure flou, le déploiement de cette nouvelle technologie apparaît d’ores et déjà comme une priorité dans de nombreux pays, et pas uniquement dans ceux ayant une couverture LTE élevée. Certains pays ont d’ailleurs affiché leurs ambitions, voire entamé une série de tests dont les résultats semblent être à la hauteur des exigences de très haut débit (10 Gbit/s en crête) et de latence (moins de 1 ms). Les pays d’Afrique du Nord, l’Afrique du Sud, le Kenya ou encore le Nigeria, voire de petits pays comme le Lesotho ou la Namibie, devraient être aux premiers rangs, avec pour premier horizon l’année 2020.

 
Les abonnements mobiles poursuivent leur progression au-delà du milliard
 
Les déploiements LTE s'accélèrent
Déploiements LTE en Afrique