Smart city

Les villes africaines se sont emparées du concept de smart city depuis plusieurs années et on observe différentes approches mises en œuvre répondant aux enjeux des territoires urbains : depuis une réponse “industrielle” aux enjeux urbains jusqu’au développement d’applications numériques ciblées en réponse à des besoins spécifiques.

La smart city dans le contexte de l’expansion urbaine

Le continent africain fait face à une forte croissance de sa population urbaine, certaines projections tablant sur un impact de l’ordre de 450 à 600 millions d’habitants supplémentaires d’ici à 2040 dans les agglomérations africaines. Dès lors, tout un pan du développement des smart cities répond aux chantiers urbains à mener, qui touchent à la fois le tissu urbain existant et les nouveaux projets d’aménagement urbain. Tous les grands réseaux urbains sont concernés par ces enjeux de modernisation et d’expansion : assainissement, déchets, transports, énergie… Ces chantiers constituent un marché important sur lequel se positionnent les grands opérateurs de réseaux urbains.

La smart city comme “terrain de jeu” des start-up

Une des ambitions de la smart city est de simplifier et faciliter la vie quotidienne de ses habitants, par la mise à disposition de nouveaux services numériques. C’est dans ce registre qu’un certain nombre de start-up interviennent, présentant l’avantage d’être créatrices d’idées nouvelles, et d’être agiles et réactives dans le développement des applications. On voit ainsi apparaître des services de mobilité dont la composante connectée est développée par des start-up, et qui répondent à un besoin de modernisation de la flotte de transport ou encore de sécurisation du secteur. SafeMotos est une application pour les taxis-motos très populaire au Rwanda ; elle permet de suivre le comportement des conducteurs dans un secteur informel et de réduire le risque d’accidents. Au Nigeria, GoMyWay s’attaque à la congestion du trafic et aux émissions de carbone, en essayant d’encourager le covoiturage. TraficJet, en Côte d’Ivoire, propose une application mobile de mise en relation entre chauffeurs de taxi et clients. D’autres secteurs sont également visés, pour lesquels les start-up proposent des services venant pallier les insuffisances des opérateurs existants. C’est le cas dans le domaine de la collecte des déchets (par exemple Wecyclers au Nigeria).
Reste à consolider la rencontre entre ce tissu de jeunes entreprises, les opérateurs urbains dont certains sont à la recherche d’idées pour utiliser leurs données, et les villes. Le réseau d’incubateurs présente une piste intéressante pour favoriser la synergie autour des enjeux des villes africaines.

 
La dynamique smart en cours en Afrique
Principales initiatives de smart cities et tech hubs